Fin de Vie

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Loi fin de vie : 10 900 soignants mobilisés avec Convergence

L’association « Convergence Soignants Soignés » était présente à la conférence de presse de « Soulager mais pas tuer » du mardi 16 juin.

Lors d’une interview (le Figaro 17 juin 2015), le docteur François Bertin-Hugault, porte-parole de « Convergence Soins Soignés », partage les inquiétudes des soignants alors que la loi fin de vie est examinée en première lecture au Sénat à partir du 16 juin.

 

Il souligne les ambiguïtés qui devraient être levées : la sédation profonde et continue doit demeurer une pratique exceptionnelle. L’enjeu demeure le développement des soins palliatifs. « La limite entre « soulager jusqu’à la mort » et « donner la mort » était claire dans la loi de 2005. Cette proposition de loi floute cette limite. Dans certains cas, on se demande s’il ne s’agit pas d’accélérer la mort plutôt que de soulager la souffrance ».

 Retrouvez l’intégralité de l’entretien sur le Figaro

Une fin de vie digne et apaisée doit-elle passer par une sédation profonde et continue ?

Dans une tribune du Journal International de Médecine, en date du 25 avril 2015, le Dr Xavier Mirabel, médecin oncologue à Lille et ancien président d’Alliance VITA, et Claire Pellissier, psychologue en Soins palliatifs, analysent le projet de loi Claeys-Leonetti, et plus spécialement la « sédation profonde et continue jusqu’au décès » contenue dans cette loi. Tous deux estiment que cette nouvelle loi, qui va à l’encontre de la position du Conseil de l’Ordre, va bouleverser le rôle des praticiens et que ces derniers doivent avoir la possibilité de recourir à une clause de conscience.

Voici quelques extraits de l’article :

(…) Le « droit à la sédation profonde et continue jusqu’au décès », c’est donc autre chose. Il s’agit d’aller au-delà (sinon, pas la peine de légiférer). Mais où ? Vers une sédation demandée par une personne malade ou par un proche, par une « personne de confiance ». Une sédation que le médecin jugerait médicalement illégitime (sinon, pas besoin de rendre ce droit opposable au médecin) et que le médecin serait pourtant mis en demeure de réaliser. (…)

Bien mourir, cela signifierait-il mourir endormi ? Sédaté ? Est-ce nécessairement cela une mort digne ? (…)

Loin de proposer des mesures ambitieuses en matière palliative, la nouvelle loi ouvre la porte à un drame humain, celui de voir des patients mourir seuls, abandonnés dans un sommeil artificiel, privés de leur vie, privés de leur mort. (…)

C’est ce qui a conduit des soignants à demander fermement aux sénateurs de clarifier la loi en lançant un appel : http://www.convergence-soins.com/. Ils invitent explicitement tous les soignants à demander une clause de conscience si le texte était voté en l’état.

Pour retrouver l’intégralité de l’article, cliquer ici.