Archives

now browsing by author

 

Une fin de vie digne et apaisée doit-elle passer par une sédation profonde et continue ?

Dans une tribune du Journal International de Médecine, en date du 25 avril 2015, le Dr Xavier Mirabel, médecin oncologue à Lille et ancien président d’Alliance VITA, et Claire Pellissier, psychologue en Soins palliatifs, analysent le projet de loi Claeys-Leonetti, et plus spécialement la « sédation profonde et continue jusqu’au décès » contenue dans cette loi. Tous deux estiment que cette nouvelle loi, qui va à l’encontre de la position du Conseil de l’Ordre, va bouleverser le rôle des praticiens et que ces derniers doivent avoir la possibilité de recourir à une clause de conscience.

Voici quelques extraits de l’article :

(…) Le « droit à la sédation profonde et continue jusqu’au décès », c’est donc autre chose. Il s’agit d’aller au-delà (sinon, pas la peine de légiférer). Mais où ? Vers une sédation demandée par une personne malade ou par un proche, par une « personne de confiance ». Une sédation que le médecin jugerait médicalement illégitime (sinon, pas besoin de rendre ce droit opposable au médecin) et que le médecin serait pourtant mis en demeure de réaliser. (…)

Bien mourir, cela signifierait-il mourir endormi ? Sédaté ? Est-ce nécessairement cela une mort digne ? (…)

Loin de proposer des mesures ambitieuses en matière palliative, la nouvelle loi ouvre la porte à un drame humain, celui de voir des patients mourir seuls, abandonnés dans un sommeil artificiel, privés de leur vie, privés de leur mort. (…)

C’est ce qui a conduit des soignants à demander fermement aux sénateurs de clarifier la loi en lançant un appel : http://www.convergence-soins.com/. Ils invitent explicitement tous les soignants à demander une clause de conscience si le texte était voté en l’état.

Pour retrouver l’intégralité de l’article, cliquer ici.

Convergence Soignants-Soignés rejoint le mouvement « Soulager mais pas tuer »

Convergence Soignants – Soignés continue à se mobiliser pour poursuivre la réelle mise en application de la loi Leonetti actuelle et refuser l’euthanasie, quelles qu’en soient les modalités.
Seule une médecine qui accompagne jusqu’au bout la personne souffrante, vulnérable, et se refuse à vouloir provoquer intentionnellement la mort, est en mesure de préserver la confiance entre les soignants, ceux qu’ils soignent et leurs proches.
La confiance est nécessaire au soin. Autoriser les soignants à répondre à la demande de mourir de quelques-uns, nous met tous en danger.
 
La loi doit permettre au soignant de prendre des risques qui lui permettent de soulager un patient qui souffre et qui souhaite être soulagé ; la loi doit préserver la confiance nécessaire au soin, c’est-à-dire, interdire formellement tout acte dont l’intention serait de tuer. C’est le cas de la loi actuelle.
Nous devons par contre dénoncer les manques de formation ou de moyens ayant parfois conduit certains soignants vers des actes qu’ils regrettent aujourd’hui.
Convergence Soignants-Soignés appelle donc à soutenir l’appel de « Soulager mais pas tuer »