Convergence Soins » Actualités

Actualités

Dossier

 

Massothérapie en soins palliatifs: partir entre de bonnes mains | Anabelle Nicoud | Santé

By Convergence soins

Encore marginale, la massothérapie gagne en popularité dans les hôpitaux. Pour les patients aux soins palliatifs,
Source: Convergence Soignants Soignés  

À quoi ressemblera l’Ouest demain ?

By Convergence soins

Les dernières prévisions de l’Insee dessinent un destin bien original pour nos régions. D’ici à 2040, l’Ouest devrait connaître une
Source: Convergence Soignants Soignés  

Les déserts médicaux ne sont pas une fatalité

By Convergence soins

Député européen et ancienne secrétaire d’État à la Santé sous le gouvernement Fillon, Nora Berra est également conseillère municipale de
Source: Convergence Soignants Soignés  

Les aveugles mettent les politiques en scène

By Convergence soins

La fédération interpelle le gouvernement sur le sort des malvoyants. Lunettes noires et cannes blanches. Pour attirer
Source: Convergence Soignants Soignés  

Les EHPAD face à la fin de vie des personnes âgées

fin de vie france

Communiqué de Presse du 11 septembre 2013 – Observatoire National de la Fin de Vie

« Une étude lève le voile sur la réalité de la fin de vie en maison de retraite »

L’Observatoire National de la Fin de Vie a rendu public les premiers résultats d’une étude inédite sur la fin de vie dans les maisons de retraite médicalisées (les « EHPAD »).
Des résultats qui apportent une connaissance précise de la fin de vie dans ces institutions où meurent chaque année plus de 90 000 personnes âgées. A l’issue de cette étude, une conclusion s’impose: les conditions de la fin de vie en EHPAD pourraient être largement améliorées, grâce à des mesures simples et pour l’essentiel peu coûteuses. Des mesures qui demandent, en revanche, une réelle volonté politique.

Une étude inédite et d’une ampleur sans précédent
Avec un échantillon représentatif de 3705 établissements répartis dans toutes les régions françaises, l’étude « La fin de vie dans les EHPAD » a permis de recueillir le lieu de décès de 70 606 résidents décédés en 2012, et d’obtenir des informations très précises sur 15 276 situations de fin de vie survenues en EHPAD en 2013. Cette étude est le fruit d’un travail commun avec l’ANESM, la Fédération Française des Associations de Médecins Coordonnateurs, et le programme MobiQual (SFGG). Il s’agit de l’une des plus grandes enquêtes menées sur ce sujet en Europe.

Les maisons de retraite : un lieu de fin de vie pour de nombreuses personnes âgées
En moyenne, les EHPAD enregistrent chacun 20 décès par an parmi les résidents qu’ils accueillent, et les trois quarts de ces décès surviennent au sein même de l’établissement. Dans la très grande majorité des cas (87%), ces résidents décèdent de façon non-soudaine, c’est à la suite d’une période au cours de laquelle un accompagnement de la fin de vie a pu être mis en place. Les maisons de retraite sont donc un « lieu de fin de vie » pour de nombreuses personnes âgées. Pendant les deux semaines qui précèdent le décès, une majorité (54%) des résidents qui décèdent en EHPAD reçoit des antalgiques puissants, laissant à penser que la lutte contre la douleur a globalement progressé. L’entourage joue également un rôle important : au cours de la dernière semaine de vie, 75% des résidents ont été entourés par leurs proches.

La Loi Leonetti mise en œuvre dans 40% des situations de fin de vie
Pour 39,7% des résidents décédés en EHPAD de façon non-soudaine, une décision de limitation ou d’arrêt des traitements a été prise au cours des deux dernières semaines de vie : cela correspond à l’application de l’une des mesures phares de la loi Leonetti.

Les hospitalisations en fin de vie : une réalité que l’on pourrait en partie éviter
25% des résidents d’EHPAD décèdent après avoir été transférés à l’hôpital, et parmi ceux qui décèdent au sein de leur maison de retraite, 23% ont été hospitalisés au moins une fois en urgence au cours des deux semaines qui ont précédé leur décès. Or cette réalité n’est pas une fatalité : à titre d’exemple, lorsque les établissements disposent d’un(e) infirmier(e) la nuit, le nombre de ces hospitalisations en urgence baisse d’un tiers. Aujourd’hui, ces infirmiers de nuit ne sont présents que dans 14% des maisons de retraite, alors que potentiellement cela pourrait éviter chaque année 18 000 transferts en urgence à l’hôpital…

Des indicateurs qui doivent alerter les professionnels et les pouvoirs publics
D’autres résultats doivent également alerter les professionnels et les pouvoirs publics : un médecin coordonnateur sur cinq n’a aucune formation à l’accompagnement de la fin de vie, un quart des résidents en fin de vie sont dans un réel inconfort physique au cours de leur dernière semaine de vie, et 7% ont des douleurs très intenses dans les dernières 24 heures avant leur décès. Autre motif d’inquiétude : si 75% des résidents sont entourés par leurs proches, 25% d’entre eux meurent sans entourage à leurs côtés…

Des solutions simples et souvent peu coûteuses
Cette étude met en évidence les priorités en matière d’accompagnement de la fin de vie en maison de retraite, et elle identifie les différents éléments qui ont un impact positif sur les conditions de cette fin de vie. Ces « solutions » simples à mettre en œuvre ne nécessitent pas de grandes réformes, et sont globalement peu coûteuses : c’est finalement surtout une question de volonté politique…

Pour télécharger l’étude de l’Observatoire National de la Fin de Vie
« La fin de Vie en EHPAD – Premiers résultats d’une étude nationale » (4 pages), cliquer ici.

 

Avis du CCNE du 1er juillet 2013

convergence-CCNE

Paris (AFP) – La majorité des membres du Comité consultatif d’éthique (CCNE) recommande de ne pas légaliser l’assistance au suicide ni l’euthanasie, dans un avis rendu public lundi.

Pour la plus grande partie du CCNE, l’autorisation de l'”aide active à mourir” pourrait être perçue par des personnes vulnérables comme un risque d’être victimes d’abandon de soins et de voir abréger leur vie, souligne-t-il dans cet avis “Fin de vie, autonomie de la personne, volonté de mourir”, sollicité par le président de la République.

Le Comité y émet aussi des propositions, adoptées à l’unanimité de ses membres, pour améliorer la prise en charge de la phase ultime de la vie.

Le Comité souhaite ainsi que les “directives anticipées” de fin de vie émises par un patient atteint d’une maladie grave, rédigées en présence d’un médecin traitant, deviennent “contraignantes pour les soignants sauf exception dûment justifiée par écrit”.

A l’heure actuelle, malgré leur nom de “directives”, la loi ne les considère que comme des “souhaits”, les décisions étant prises par les médecins.

Le Comité recommande également le respect du droit d’une personne en fin de vie à être endormie (“sédation profonde”) jusqu’au décès si elle le demande quand les traitements, voire l’alimentation et l’hydratation ont été interrompus à sa demande.

Le CCNE souligne aussi unanimement “la nécessité de faire cesser toutes les situations d’indignité qui entourent encore trop souvent la fin de vie”, “de rendre accessible à tous le droit aux soins palliatifs – un droit reconnu par le législateur depuis quatorze ans” et de développer ces soins “à domicile”. Il préconise en outre “d’associer pleinement” la personne et ses proches, dont la personne désignée par le patient (dit “tiers de confiance”) à toutes les décisions concernant sa fin de vie, et de ne pas se limiter à discuter entre médecins.

La loi étant mal connue, le Comité recommande de renforcer la formation des soignants, ainsi que “leur capacité d’écoute et de dialogue”.

En revanche, sur le droit d’une personne en fin de vie à avoir accès, à sa demande, à un acte médical visant à accélérer son décès, et/ou le droit à une assistance au suicide (la délivrance d’un produit qu’elle pourrait elle-même s’administrer, ndlr), le Comité n’a pas abouti à des propositions unanimement partagées.

La majorité de ses membres recommande de ne pas légaliser l’assistance au suicide et/ou l’euthanasie et s’inquiète de l’élargissement de leurs indications dans certains des pays qui les ont légalisées ou autorisées.

Toutefois huit des quarante membres du Comité estiment, dans une contribution accompagnant le texte adopté par la majorité du CCNE, que la frontière entre “laisser mourir” et “faire mourir” a déjà, de fait, été abolie par la loi de 2002 sur les droits des malades et de 2005 sur la fin de vie.

Pour eux, la question est désormais de savoir “pour quelles raisons certaines formes de +demande d’aide à mettre un terme à sa vie+ seraient autorisées alors que d’autres ne pourraient pas l’être”.

Pour le CCNE, “la réflexion sur la fin de la vie n’est pas close” et “doit se poursuivre sous forme de débat public”.

« En prêtant serment, un médecin s’interdit de tuer »

En_pretant_serment

55 médecins du nord du département signent une lettre ouverte et rejettent en bloc l’avis publié par le Conseil national de l’ordre des médecins en février dernier.

«Vous envisagez la possibilité d’une sédation, adaptée, profonde et terminale dans certaines situations exceptionnelles […].

Lire la suite »

Fin de vie d’un tétraplégique à Reims : le médecin assume son erreur

ombre-lumiere

Le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a ordonné samedi le rétablissement de l’alimentation d’un patient tétraplégique hospitalisé à Reims en état de « conscience minimale », après la saisine des parents opposés à la décision des médecins d’arrêter l’alimentation et l’hydratation artificielles. Le cas a été révélé hier par l’Observatoire national de la fin de vie

Soins de support ou palliatifs: pour une médecine globale

accompagner-douleur

Avec 500.000 décès par an dont un tiers par cancer, l’accès à ces soins est devenu un enjeu majeur.

«L’objectif des soins palliatifs est de prévenir et soulager la souf­france, de préserver le plus possible la qualité de vie des malades et de leur entourage (…). De ce fait, les soins palliatifs s’érigent au moins autant en soins de support qu’en soins de fin de vie, souligne le rapport Sicard rendu en décembre. Dès lors, (…) les soins de support et les soins palliatifs (doivent être prodigués) avec le même degré d’exigence que les soins curatifs.»

Lire la suite »

« Ce n’est pas normal de mourir en souffrance aujourd’hui »

leonetti-fin-de-vie

Auteur de la loi de 2005 sur les droits des malades et la fin de vie, Jean Leonetti était hier à Raon-l’Étape l’invité de l’association pour le développement des soins palliatifs

Invité par l’association pour le développement des soins palliatifs dans les Vosges, Jean Leonetti (UMP) a évoqué l’accompagnement des personnes en fin de vie à Raon-l’Étape. L’auteur de la loi relative aux droits des malades et à la fin de vie, votée en 2005, a estimé que le texte qui porte son nom « reste encore méconnu du grand public, mais parfois aussi du monde médical. »

Lire la suite »