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Loi fin de vie : Convergence Soignants Soignés se joint à la déclaration des professionels de santé

Fin de vie : clause de conscience pour les soignants

Alors qu’en France les parlementaires doivent examiner prochainement en Commission Mixte Paritaire la proposition de loi créant de nouveaux droits en faveur des malades et des personnes en fin de vie, les professionnels du monde de la santé tiennent à rappeler avec force deux notions essentielles et indissociables l’une de l’autre :

  

  1. - Donner la mort ne relève en aucune façon de la compétence des professionnels de santé.
  2. - Soigner représente toujours une rencontre humaine où la reconnaissance et la confiance mutuelle et réciproque sont primordiales.

Lire le texte complet : HTTP://WWW.SFAP.ORG/ACTUALITE/COMMUNIQUE-DE-PRESSE-DU-11-JANVIER-2016

LOI FIN DE VIE : Restons mobilisés !

Blue background doctor with a stethoscope

Près de 12 000 soignants ont signé l’Appel pour une clause de conscience lancé en mars dernier en réponse aux ambiguïtés contenues dans la proposition de loi fin de vie.

Le texte vient d’être amendé en seconde lecture au Sénat le jeudi 29 octobre 2015. Les modifications apportées par les sénateurs visent à encadrer davantage la sédation continue et profonde jusqu’au décès et à préciser les cas dans lesquels le médecin pourra ne pas appliquer les directives anticipées rédigées par le patient. Elles atténuent les risques de dérives euthanasiques. Seront-elles retenues par la Commission mixte paritaire qui doit aboutir à un consensus entre le texte des députés et le texte des sénateurs ?

Le professeur Olivier Jonquet fait le point sur les réelles ambiguïtés de cette proposition de loi dans le Journal International de Médecine (JIM) parue le 31 octobre 2015.

FIN DE VIE : Appel des soignants pour une clause de conscience

fin de vie : clause de conscience pour les soignants

Chers confrères,

La proposition de loi sur la fin de vie, qui avait été amendée et améliorée au cours de son examen au Sénat, a finalement été rejetée par une majorité de sénateurs le 23 juin dernier. Elle devrait être examinée en seconde lecture par l’Assemblée nationale à l’automne prochain, peut-être dès le mois de septembre, à partir de sa version votée le 17 mars dernier.

 

Il devient urgent de faire entendre notre voix avant ces échéances.

En tant que professionnels de santé, nous exprimons nos plus vives inquiétudes sur les dangers contenus dans la proposition de loi.

La sédation en phase terminale visant à mettre fin à des douleurs réfractaires constitue un acte médical exceptionnel, mais légitime. Cependant, le « droit à la sédation profonde et continue jusqu’au décès », dans certaines des conditions prévues par ce texte, rend possible une euthanasie qui ne veut pas dire son nom, en liant obligatoirement sédation avec décès, alors que la sédation a pour but de soulager et d’apaiser dans un moment difficile. Par nature, elle est réversible, même si elle est susceptible d’accélérer le décès du patient selon le principe du double effet. Pratiquée à la suite de directives anticipées devenues contraignantes, elle deviendrait dans certains cas une réponse obligée à des demandes de suicide assisté.

Nous déclarons solennellement qu’il n’est pas dans la mission des professionnels de santé de «provoquer délibérément la mort » (cf. article 38 du Code de déontologie médicale).

L’interdit de tuer doit rester le fondement de la relation entre soignants et soignés, à la base du contrat de confiance qui nous lie aux personnes malades ou en fin de vie, en particulier les plus vulnérables d’entre elles.

Nous demandons en conséquence :
– Que l’Assemblée nationale améliore le contenu de cette loi, pour lever ses ambiguïtés et réaffirmer le principe d’interdiction de donner intentionnellement la mort ;
– Qu’à défaut, une clause de conscience explicite pour l’ensemble des professionnels de santé soit votée.

Merci pour votre soutien.

Professeur Olivier Jonquet,
Médecin réanimateur, professeur à la faculté de médecine de Montpellier, et porte-parole de l’association Convergence soignants-soignés.

Docteur François Bertin-Hugault,
Médecin des hôpitaux en service de neuro-cardio-gériatrie, et porte-parole de l’association Convergence soignants-soignés.

Loi fin de vie : 10 900 soignants mobilisés avec Convergence

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L’association “Convergence Soignants Soignés” était présente à la conférence de presse de “Soulager mais pas tuer” du mardi 16 juin.

Lors d’une interview (le Figaro 17 juin 2015), le docteur François Bertin-Hugault, porte-parole de “Convergence Soins Soignés”, partage les inquiétudes des soignants alors que la loi fin de vie est examinée en première lecture au Sénat à partir du 16 juin.

 

Il souligne les ambiguïtés qui devraient être levées : la sédation profonde et continue doit demeurer une pratique exceptionnelle. L’enjeu demeure le développement des soins palliatifs. « La limite entre « soulager jusqu’à la mort » et « donner la mort » était claire dans la loi de 2005. Cette proposition de loi floute cette limite. Dans certains cas, on se demande s’il ne s’agit pas d’accélérer la mort plutôt que de soulager la souffrance ».

 Retrouvez l’intégralité de l’entretien sur le Figaro

Une fin de vie digne et apaisée doit-elle passer par une sédation profonde et continue ?

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Dans une tribune du Journal International de Médecine, en date du 25 avril 2015, le Dr Xavier Mirabel, médecin oncologue à Lille et ancien président d’Alliance VITA, et Claire Pellissier, psychologue en Soins palliatifs, analysent le projet de loi Claeys-Leonetti, et plus spécialement la “sédation profonde et continue jusqu’au décès” contenue dans cette loi. Tous deux estiment que cette nouvelle loi, qui va à l’encontre de la position du Conseil de l’Ordre, va bouleverser le rôle des praticiens et que ces derniers doivent avoir la possibilité de recourir à une clause de conscience.

Voici quelques extraits de l’article :

(…) Le « droit à la sédation profonde et continue jusqu’au décès », c’est donc autre chose. Il s’agit d’aller au-delà (sinon, pas la peine de légiférer). Mais où ? Vers une sédation demandée par une personne malade ou par un proche, par une “personne de confiance”. Une sédation que le médecin jugerait médicalement illégitime (sinon, pas besoin de rendre ce droit opposable au médecin) et que le médecin serait pourtant mis en demeure de réaliser. (…)

Bien mourir, cela signifierait-il mourir endormi ? Sédaté ? Est-ce nécessairement cela une mort digne ? (…)

Loin de proposer des mesures ambitieuses en matière palliative, la nouvelle loi ouvre la porte à un drame humain, celui de voir des patients mourir seuls, abandonnés dans un sommeil artificiel, privés de leur vie, privés de leur mort. (…)

C’est ce qui a conduit des soignants à demander fermement aux sénateurs de clarifier la loi en lançant un appel : http://www.convergence-soins.com/. Ils invitent explicitement tous les soignants à demander une clause de conscience si le texte était voté en l’état.

Pour retrouver l’intégralité de l’article, cliquer ici.

Convergence Soignants-Soignés rejoint le mouvement “Soulager mais pas tuer”

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Convergence Soignants – Soignés continue à se mobiliser pour poursuivre la réelle mise en application de la loi Leonetti actuelle et refuser l’euthanasie, quelles qu’en soient les modalités.
Seule une médecine qui accompagne jusqu’au bout la personne souffrante, vulnérable, et se refuse à vouloir provoquer intentionnellement la mort, est en mesure de préserver la confiance entre les soignants, ceux qu’ils soignent et leurs proches.
La confiance est nécessaire au soin. Autoriser les soignants à répondre à la demande de mourir de quelques-uns, nous met tous en danger.
 
La loi doit permettre au soignant de prendre des risques qui lui permettent de soulager un patient qui souffre et qui souhaite être soulagé ; la loi doit préserver la confiance nécessaire au soin, c’est-à-dire, interdire formellement tout acte dont l’intention serait de tuer. C’est le cas de la loi actuelle.
Nous devons par contre dénoncer les manques de formation ou de moyens ayant parfois conduit certains soignants vers des actes qu’ils regrettent aujourd’hui.
Convergence Soignants-Soignés appelle donc à soutenir l’appel de “Soulager mais pas tuer”

Lettre d’un médecin au président du Conseil National de l’Ordre des Médecins

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Le 5 novembre 2014

Monsieur le Président et cher confrère,

        Avec les effets d’annonce successifs de la presse concernant des projets de loi sur l’euthanasie, je me sens très insécurisée dans ma position de médecin généraliste.

        Vous connaissez la réalité de l’exercice médical qui nous fait partager les plus beaux et les plus difficiles moments de la vie de nos patients, vous savez que nous avons promis de protéger la vie des plus vulnérables….Alors pourquoi n’entend-on que les communiqués du  gouvernement qui régulièrement reviennent à la charge avec des commissions… Sicard … puis maintenant Claeys Leonetti, pour nous imposer une euthanasie déguisée.

        Nous disposons aujourd’hui de moyens nombreux pour soulager et accompagner nos patients. Faut-il les citer pour se rendre compte de la pluralité et de la complémentarité des offres de soins mobilisables autour de la fin de vie. Abstention, écoute, conseils, diététique, antalgie, kinésithérapie, psychologie, allopathie, et toutes les mesures associées hypnose, sophrologie, thérapie familiale, musicothérapie, homéopathie, impossible de les nommer tous…

        Nous sommes de très nombreux professionnels de santé prêts à se former pour ne pas démissionner devant la fin de vie et la mort de nos patients.

        Je sais qu’il existe des situations complexes où les patients et leurs familles sont très démunis. Les soignants sont parfois gagnés par cette difficulté de ne plus avoir rien à proposer dans le sens de la guérison. Mais est-ce une raison pour couper court ?

        A la violence faite aux personnes de renoncer à les accompagner en leur proposant de les tuer, s’ajoute la violence d’imposer aux soignants de faire exactement le contraire de ce qu’ils ont choisi de pratiquer.

        Combien de fois allons-nous modifier le serment d’Hippocrate pour qu’il convienne mieux à nos pratiques déviantes ?

        Je ne suis pas d’accord avec l’idée que l’Etat puisse nous imposer ce que nous avons à faire. Je suis les recommandations de bonnes pratiques de  l’université, je travaille en secteur 1, j’accepte que la collectivité ait un droit de regard sur ma pratique et je rends des comptes de ma façon de gérer l’argent public, mais je n’accepte pas que l’on légifère sur le moment d’interrompre la vie des gens.

        Vous voyez déjà les dérives qui se profilent à l’étranger. Tout ce que l’on avait pressenti et dont on avait dit que c’était impossible se passe déjà; l’euthanasie pour des personnes qui ne sont pas mourantes, l’euthanasie des mineurs, des personnes handicapées, des personnes déprimées..

        On applique bien le principe de précaution pour des causes bien moins sérieuses, Je pense aux recommandations de vaccinations contre la grippe H1N1, mais on n’applique pas le principe de précaution à la vie elle même.

        Je crois qu’il y a méprise sur ce que nous sommes capables d’accepter et de pratiquer. Les médecins généralistes sont au service de la santé et de la vie des gens. Nous avons besoin de soutien et du réseau d’appui dont  vous êtes la tête. Il y a une ligne de crête que nous avons pu établir avec la loi Leonetti que beaucoup en Europe nous envient. Nous devrions la diffuser, la faire connaitre au lieu de penser qu’on règle le problème de la fin de vie en enlevant la vie.

        Je me demande comment  le Conseil de l’Ordre peut nous protéger dans l’exercice de notre métier, sans soutenir ou même devancer les volontés inquiétantes du gouvernement.

        Je vous remercie pour ce que vous pourrez faire et vous prie de croire, monsieur le président, en mes salutations respectueuses.

                                                       Dr M. V.

Remise du rapport du CCNE, synthèse des rapports remis au Gouvernement depuis 2013

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Le CCNE a rendu public le 23 octobre 2014 un rapport d’étape sur le débat public concernant la fin de vie, initié par le Président de la République en juillet 2012.

Ce document constitue le rapport du Comité Consultatif National d’Ethique qui rend compte du débat public concernant la fin de vie, débat public initié il y a plus de deux ans, avec la mise en place en juillet 2012, par le Président de la République, de la Commission de réflexion sur la fin de vie en France présidée par Didier Sicard. 

Le présent rapport ne signifie en rien que la réflexion est achevée. Il en marque une étape.

Il a pour objectif de permettre de mieux appréhender les principaux points de convergence qui semblent se dégager, à ce jour, des débats sur cette question essentielle et complexe qui nous concerne tous, et les recommandations partagées qui en découlent ; d’identifier les principales lignes de divergence ; de mettre à jour des questionnements qui n’ont pas été formulés, ou ont été insuffisamment formulés, durant les débats ; d’éclairer certains enjeux éthiques sous-jacents aux principales lignes de clivages ; et de proposer une mise en perspective qui puisse contribuer à l’approfondissement de la réflexion, approfondissement que le CCNE considère souhaitable.”

Mission Claeys-Leonetti

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Le 21 juin 2014, le gouvernement a chargé deux parlementaires, Alain Claeys, député de la Vienne, et Jean Léonetti, député des Alpes-Maritimes, de préparer un texte de loi relatif à l’accompagnement des personnes en fin de vie. Le texte devrait être remis au Premier Ministre début décembre 2014.

A l’hôpital de Chartres, des "biographies thérapeutiques" pour retisser sa vie

By Convergence soins

Une écrivaine publique aide les patients cancéreux à écrire leur histoire. A chacun à son message,
Source: Convergence Soignants Soignés